Par Jorge Enrique Rojas, prix de journalisme Simon Bolivar 2011, extrait de Les 2 oreilles.

Peut-être ne liras-tu jamais ceci Nairo. Je sais que tu n’aimes pas lire et que parfois, tu arrives tellement fatigué de l’entraînement, que tu restes pétrifié en voyant les carnets de sudoku et les tonnes de lettres que ton entraîneur t’envoie pour que tu t’exerces l’esprit.

 J’ai voyagé pour te rencontrer et que tu me contes cette vie aux multiples exploits que tu as eu ; pour que tu m’expliques d’où te vient cette obstination, cette détermination à l’épreuve des coups qui te permet de surmonter tous les obstacles. J’ai séjourné à l’hôtel où tu résidais, la Casa de Nariño – où te reçut le Président – mais il fut impossible d’accéder jusqu’à toi. Depuis que tu es arrivé en Colombie, ils t’ont emmené à droite et à gauche pour exhiber dans le « Tour du caprice des autres » ton triomphe : journaux télévisés, émissions de radio, dîners, hommages, etc.

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