Politique

Institutions

Constitution : la Colombie, l’une des plus vieilles démocraties du continent, connaît un régime relativement stable, malgré les nombreux épisodes de violence, depuis son indépendance. Il s’agit d’un régime présidentiel (Constitution de 1991), basé sur une forte séparation des pouvoirs et largement inspiré du modèle américain, tout en introduisant des éléments de régime parlementaire.

Pouvoir exécutif : Le président de la République et le vice-président sont élus au suffrage universel pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois depuis la réforme constitutionnelle de 2006. Le président de la République cumule les fonctions de chef de l’État, de chef du gouvernement et d’autorité administrative suprême.

Pouvoir législatif : il est exercé par un Congrès bicaméral comprenant un Sénat de 102 membres et une Chambre des représentants de 166 membres élus pour quatre ans (2010-2014).

Pouvoir judiciaire : il est organisé sur le modèle français avec des spécificités qui lui sont propres et, notamment, l’existence d’un Ministère public autonome, le Fiscal général, nommé par la Cour suprême à partir de trois candidats proposés par le président de la République. Le pouvoir judiciaire est exercé par la Cour suprême de justice, la Cour constitutionnelle et le Conseil d’État. Les juges jouissent d’une grande indépendance.

Principaux partis politiques

Le Parti Conservateur, l’un des pôles du bipartisme traditionnel colombien, s’est rangé dès 2002 aux côtés d’Alvaro Uribe (bien qu’issu du Parti Libéral) et a soutenu la réélection. Il a perdu de son poids électoral mais conserve une place centrale sur l’échiquier politique. La droite s’est diversifiée avec la création en 2002 du Parti de la U par les partisans du Président Uribe provenant de différents horizons, notamment du libéralisme comme Juan Manuel Santos. Ces deux partis font partie de la majorité présidentielle.

Le Parti Libéral, le deuxième pôle du bipartisme traditionnel, s’est opposé au Président Uribe mais son candidat à l’élection présidentielle de 2010 a fait un piètre score. Il s’est rallié au Président Santos.

Le Parti Cambio radical qui a émergé aux côtés des partis traditionnels en 2001 a soutenu le Président Uribe, mais il s’est opposé à la deuxième réélection voulu par Alvaro Uribe. Son candidat a fait un excellent score à l’élection présidentielle de 2010 (3ème position du 1er tour). Il soutient le Président Santos et est très proche des idées du parti Libéral.

Le Parti Vert, regroupant diverses personnalités indépendantes, a émergé pour l’élection présidentielle de 2010 et son candidat a créé la surprise en arrivant en seconde position au premier tour et en faisant un score honorable au second. Le parti vert s’est ensuite rallié au parti de la U.

Le Pôle démocratique, gauche démocratique, regroupe diverses tendances qui sont autant d’obstacles à son émergence en tant que force d’alternance.

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